SUREAU (Caprifoliacées)

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Arbuste des bois humides, des haies, des bords de chemin, des décombres, ses petits fruits ronds noirs et juteux dont on fait des confitures sont appréciés des oiseaux qui participent ainsi à la dissémination des graines. Avec ses branches, on a fait des sarbacanes, des appeaux et des mirlitons après en avoir retiré la moelle (cette moelle a servi pendant longtemps dans les laboratoires comme support aux coupes histologiques). L'utilisation thérapeutique du sureau est très ancienne, Galien (131-201 de notre ère) le recommandait contre les catarrhes ou les excès de mucus. Avec ses fleurs, on prépare une tisane sudorifique ou on aromatise le vinaigre. Feuilles, écorce et racines sont diurétiques et purgatives.

 La Nouvelle Maison Rustique, publiée en l'an XII nous propose une recette du Baume de sureau: "Mettre le jus de feuille de sureau avec égale quantité d'huile d'olive dans un pot de terre bouché de son couvercle, qu'on lutera avec de la terre à potier; le mettre au feu de roue, le faisant bouillir peu à peu pendant trois heures. Il ne faut pas que le pot soit plein, le retirer au bout de ce temps, et l'ayant ouvert, couler tout doucement par inclination, ce qui restera de liquide pour le séparer des fèces. Vertus: il est admirable pour toutes gouttes, paralysies, ulcères et membres pourris, pour apaiser les douleurs de dents en une demi-heure, pour rappeler la chaleur naturelle à quelque partie disposée à la gangrène et sphacèle*"

*Sphacèle = nécrose d'un tissu

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