SCORSONERE (Composées)

8 brumaire

Plante dont on consomme les racines noires cuites à l'eau ou frites.

Voici ce qu'en dit Antoine Gollety qui enseigna la rhétorique, la philosophie et la théologie morale à Lyon de 1620 à 1644: "Les racines de la scorsonère, du sersifis et du barbebouc sont propres pour les verolez, on en fait de bons bouillons ou de simples decoctions".



Et l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (tome XIV):
"La racine fraîche de cette plante a une saveur douceâtre qui n'est point désagréable et est absolument inodore, elle est pleine d'un suc laiteux. Ce suc se détruit, se décompose peu à peu à mesure que la racine se dessèche, et sa saveur douceâtre dégénère aussi par la même altération en un goût léger d'amertume. Elle conserve dans la cuite avec l'eau un goût particulier assez relevé et comme aromatique...
Le suc de cette racine, la décoction et son eau distillée sont des remèdes généralement employés dans la petite vérole, et vantés contre les fièvres malignes, la peste et les morsures des bêtes venimeuses. Il est cependant plus que vraissemblable que ces vertus sont absolument imaginaires, et du moins très légères, c'est le sentiment de M. Cartheufer. Cet auteur ne reconnut dans la scorsonère qu'une qualité analeptique, adoucissante et tempérante qu'il a déduit du principe muqueux. Or la qualité adoucissante du principe muqueux n'étant rien moins que démontrée, il pourrait bien être que la vertu accordée à la scorsonère par M. Cartheufer, fut aussi imaginaire que celle qu'il lui accorde.
La racine de scorsonère a été d'ailleurs comptée parmi les remèdes propres contre les obstructions des viscères du bas-ventre, les maladies hypochondriaques, les hydropisies naissantes."


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