RAIFORT (Crucifères)

12 frimaire

feuilles de raifort (ou cram, mouterdelle, radis de cheval)


Extraits de l'Encyclopédie Diderot et d’Alembert:

" Les feuilles de cette plante [raifort sauvage] sont en usage en médecine, mais sa racine l’est beaucoup davantage. Les gens de la campagne mangent cette dernière partie dans plusieurs pays. Elle est si âcre qu’il n’y a que les estomacs les plus forts, et le tempéraments les moins irritables à qui elle puisse convenir comme véritable aliment. On la râpe dans plusieurs province d’Allemagne, et l’on en fait une espèce d’assaisonnement pour les viandes dont on se sert comme nous faisons de la moutarde ; aussi cette racine est-elle connue sous le nom de moutarde des Allemands.
On emploie plus communément le raifort sauvage à titre de remède. [...]
On retire des feuilles et des racines du raifort sauvage une eau distillée [...] éminemment recommandée comme un puissant diurétique. [...] On la mêle selon les indications avec du petit lait, avec du vin blanc, avec un bouillon, ou avec un aposème approprié. Le suc de la racine donné de la même manière et à la même dose est encore meilleur. Ces remèdes sont regardés comme une sorte de spécifique contre l’hydropisie et le rhumatisme. [...] On les donne aussi avec succès dans l’asthme humide et dans toutes les affections catarrhales de la poitrine. [...]
La racine du grand raifort sauvage entre encore dans la composition du vin anti-scorbutique, de l’eau anti-scorbutique et de l’eau générale de la pharmacopée de Paris. Les feuilles et les racines entrent dans l’emplâtre diabotanum."



Extrait  de:  Manuel des pharmaciens et des droguistes, Kapeler et Caventou, 1821

"Nous croyons devoir ajouter à ces eaux distillées odorantes celle de la racine de raifort. Pour la préparer, le codex français indique de prendre 4 livres de racine de raifort, 20 livres d'eau commune, et de distiller pour obtenir 8 livres de produit" 


(La photo des racines est la propriété du Jardin Botanique de Karlsruhe)

calendrier républicain