LIEGE (Cupulifères)

(27 frimaire)

  Pline l'Ancien (1er siècle) dans son Histoire Naturelle dit : « Le liège est un arbre de faible grandeur, son gland, peu abondant, n'est pas utilisé. On ne se sert que de son écorce qui est très épaisse et qui renaît à mesure qu'on l'enlève. On en a formé des surfaces planes de dix pieds carrés. Elle est souvent employée pour les bouées d'ancre de navires, les filets des pêcheurs, les bondes des tonneaux, et en outre, pour la chaussure d'hiver des femmes; aussi les Grecs appelaient-ils plaisamment le liège : l'arbre-écorce. »

Les usages du liège dans l'Encyclodédie de Diderot et d'Alembert:

"On emploic le liége pour les pantoufles, pour des patins, mais surtout pour boucher des cruches et des bouteilles; les pêcheurs s'en servent aussi à faire ce qu'ils appellent des patenostres pour suspendre leurs filets sur l'eau. Enfin, le liége sert à divers autres usages. Les Espagnols, par exemple, le calcinent dans des pots couverts pour le réduire en une cendre noire, extrèmement légère, que nous appellons noir d'Espagne, qui est fort employé par plusieurs ouvriers."

Et, dans cette même encyclopédie:

"...on trouve encore parmi le peuple des femmes qui croient à la vertu du liége porté en amulette pour faire perdre le lait sans danger. Les Médecins et les gens raisonnables n'ont plus de foi pour les propriétés de cette classe, quoiqu'ils attachent encore un collier de bouchons de liége enfilés au cou de leurs chiennes et de leurs chates qui ont perdu leurs petits."

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