ÉGLANTIER (Rosacées)

21 fructidor

Le plus commun des rosiers sauvages, il a un rôle capital en horticulture pour le greffage de toutes espèces de rosiers.

Ses fleurs sont les "roses de berger", ou "roses de chien" (les racines étant considérées comme un remède contre la rage).

Ses fruits sont les "gratte-culs" (ou cynorhodons) avec lesquels on fait du poil à gratter, des confitures et des remèdes.

Quant à ses galles, sortes de boules chevelues qu'on rencontre souvent sur les tiges de l'églantier, ce sont les "bédégars". Le bédégar est l'œuvre d'une guêpe appelée "cynips de l'églantier": elle injecte dans la plante un mystérieux liquide et y pond ses œufs. Sur toute la partie de la tige située près de la piqûre se développe cette espèce de boule chevelue, c'est en fait un nid douillet au fond duquel une multitude de petites larves vont se développer, grossir puis se transformer en adultes pendant l'hiver.

Le bédégar "est propre pour la pierre, pour la gravelle, pour exciter l'urine, donné dans du vin blanc pour le scorbut, pour le goitre, pour les vers, pour la dysenterie; dans du gros vin rouge s'il n'y a pas de la fièvre, ou dans du bouillon s'il y a de la fièvre; la dose est depuis une scrupule jusqu'à un dragme en poudre. On fait sécher les bédégars dans un pot de terre bien lutté qu'on met dans le four après en avoir retiré le pain et qu'on réduit en poudre dans un mortier de marbre, qu'on passe dans le tamis. On les cueille par un temps sec sur la fin de l'automne. Pour guérir la fièvre quarte, quelques-uns mettent dans un tuyau de plume treize ou quatorze des petits vers qu'on trouve dans les bédégars, qu'ils bouchent avec de la cire, et le pendent au cou du malade." (La nouvelle maison rustique, an XII).

On attribuait aussi à ces galles une action soporifique et, réduites en miettes, certaines personnes les ont utilisées comme tabac pour la pipe.

Photo: un bédégar

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