CUMIN (Ombellifères)

22 messidor

"Il est chaud et astringent et sec. Cuit et clystèrisé avec huile ou appliqué avec farine d'orge, il est bon aux ventosités et tranchées. Pris en breuvage en eau et vinaigre, il est bon à ceux qui ne peuvent avoir leur souffle sans tenir le col droit; bu en vin, il sert à ceux qui sont mordus des serpents. Appliqué en cerat avec raisin sec ou farine d'yvraye, il est bon aux apostèmes des génitoires; et resserre les abondances du flux menstruel. Broyé en vinaigre et approché du nez, il étanche le sang qui en coule. Il fait devenir pâle ceux qui s'en frottent ou qui le boivent."

(Pierre-André Matthiole: Commentaire sur les livres de la matière médicale de Dioscoride)
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" La semence de cette plante, qui est la seule de ses parties que l'on employe en Médecine, aide la digestion et dissipe les vents; c'est pourquoi quelques uns la mettent dans le pain et dans les fromages: elle est utile dans la colique venteuse, dans la tympanite et le vertige qui vient d'une mauvaise digestion, soit qu'on le prenne intérieurement, soit qu'on l'applique à l'extérieur. [...]
La graine de cumin est fort peu usitée parmi nous dans les préparations magistrales, mais les Allemands l'employent assez communément; ils les font entrer dans leurs espèces cordiales, stomachiques, emménagogues, etc. [...]

Les Allemands la mangent communément sur du pain mêlée avec du gros sel, pour s'exciter à boire."

(Encyclopédie de Diderot et d'Alembert)

Photo: gouda au cumin.

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