CÂPRIER (Capparidacées)

22 thermidor

Arbuste cultivé dans tout le bassin méditerranéen, il n'arrive en France qu'au XVII ème siècle. Ce sont les boutons floraux: les câpres qu'on utilise, confits dans du vinaigre.

"Le câprier qui produit les câpres ou câpes, n'est qu'une plante branchue et épineuse qui rampe par terre et s'éparpille en rond; il a des épines comme la ronce, recourbées en hameçon; les feuilles sont rondes et semblables à celles du coigner; son fruit est comme une petite olive, quand il s'ouvre, il produit une fleur blanche ou gris de lin, à quatre feuilles disposées en rose; et cette feuille étant tombée, laisse une petite boule semblable à un gland, au dedans de laquelle il y a des petits grains rouges et semblables à ceux des grenades; il fleurit en été, et produit beaucoup de racines grandes et dures comme du bois.

On confit la tige et le fruit du câprier pour les servir en salade et assaisonnement. [...]

On mange aussi les câpres crues, mais peu..."

(La nouvelle maison rustique, 1755)

"On croit que les fleurs confites, appelées câpres sont contraires aux estomacs faibles, mais qu'elles conviennent au foie et à la rate en levant l'obstruction des viscères. Elles ouvrent l'appétit; on peut les laver de vin, ou les mêler avec du sucre ou des raisins de Damas pour empêcher que leur acidité ne nuise à la poitrine"

(La nouvelle maison rustique, an XII)


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