BRUYERE ( Ericacées)

(22 frimaire)

 "La bruyère si commune dans les lieux sec et incultes croît quelquefois à hauteur d'homme; elle a une quantité de branches dont on fait des balais et des brosses. C'est dans les bruyères qu'on trouve les coqs sauvages qui en portent le nom [....]

Ses feuilles et ses fleurs sont propres pour la pierre, pour exciter l'urine, pour les morsures des bêtes venimeuses, pour résister au venin, on les prend en décoction. L'eau en laquelle la bruyère aura cuit, prise tiède en breuvage le matin et le soir au poids de cinq onces, trois heures devant le repas durant trente jours, rompt le pierre de la vessie et la fait sortir dehors; mais après, le malade doit se baigner en la décoction de bruyère, et pendant qu'il sera dans le bain, il faut qu'il soit assis dessus la dite herbe cuite et il faut faire souvent ce bain. La décoction des fleurs prise en breuvage est singulière aux douleurs des côtés et du ventre; leur jus distillé sert à la faiblesse des yeux; l'huile des mêmes fleurs par infusion et par décoction est excellente pour les dartres du visage." (La nouvelle maison rustique, an XII).


J'ai cueilli ce brin de bruyère

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends.

 

(Apollinaire, Alcools, 1913)

calendrier républicain