ACACIA (Papilionacées)


14 prairial

De son nom botanique: robinier (en l'honneur de Jean Robin), c'est le premier arbre rapporté "des Amériques". Jean Robin (1550-1629) botaniste d'Henri IV et de Louis XIII, sema une de ses graines à Paris, place Dauphine en 1601. L'arbre fut déplacé en 1632 au Jardin des Plantes (qui était le jardin du roi) où il fut pendant longtemps le plus vieil arbre de Paris.

Il s'est répandu dans toutes les régions de France, où on l'utilise comme arbre d'ornement, comme fourrage et comme moyen de fixer les sols instables des terrils et des talus, comme arbre forestier pour regarnir les terrains arides.

Sa croissance et sa multiplication sont très rapides, il accepte les sols les plus pauvres, c'est ainsi qu'aujourd'hui, il colonise les bords de voies ferrées et les friches jusqu'à devenir envahissant (il n'y a plus de chèvres pour brouter ses jeunes pousses).

De son bois très dur et imputrescible, on a fait des pieux et des manches d'outils, c'est aussi un bon bois de chauffe (qui a la particularité en brûlant de jeter de nombreuses étincelles).

Graines et écorce sont toxiques, les éleveurs de chevaux recommandent de ne pas attacher son cheval à un pieu d'acacia de peur que l'animal n'en ronge l'écorce.

Ses fleurs dont on fait des beignets et des infusions calmantes, ont un parfum envahissant et délicieux, elles sont très visitées par les abeilles pour leur nectar, mais le miel produit -en grande quantité si les conditions météorologiques sont favorables- est fade, il n'est apprécié que pour sucrer la tisane.

Photo: vache charolaise mangeant une feuille d'acacia

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