ABSINTHE (Composées)

9 messidor

La grande Absinthe vue par Pierre André Matthiole (1500-1577):

"[l'alluyne ou absinthe] ... son infusion ou décoction, prise tous les jours en breuvage, au poids de trois verrées, rend l'appétit et guérit de la jaunisse. Pris en breuvage, ou appliqué avec miel, il provoque le flux menstruel. Bu avec vinaigre, il est fort bon à ceux qui étouffent pour avoir trop mangé de champignons. Il sert de contre-poison contre la gomme de la carline, la ciguë, et contre le poison du dragon-marin et mus-araignée, pris avec du vin. Avec miel et nitre, il est propre à oindre la squinance; et avec eau, on l'applique sur les taches rouges et enflammées qu'on appelle épinyctides. Appliqué avec miel, il est bon aux ternissures et cassures des yeux, et pour ôter toutes fumées et éblouissements d'iceux, étant semblablement propre aux oreilles qui suppurent. Le parfum de sa décoction apaise la douleur des dents et des oreilles.[...]

L'alluyne mise aux coffres, ou aux garderobes, empêche que les artes, artisons, ni autre vermine ne rongent les habits qui sont dedans. Si on s'en oint avec huile, elle empêche les moucherons d'approcher de sa personne. L'encre faite de son infusion empêche les souris et rats de manger les lettres, et ronger le papier écrit de cette encre. On dit que son jus a les mêmes propriétés, toutefois, il n'est bon pris en breuvage, car il nuit à l'estomac, et cause douleur de tête."

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