VAN

20 nivôse


Le vanneur Jean François Millet 1848

“Lorsque les semences de céréales ont été enlevées de leurs épis par le battage, elles se trouvent mêlées de terre, de balles, et de beaucoup de substances étrangères: on les en débarrasse par le vannage. Dans la plupart des pays, cette opération se fait avec un van, il est muni de deux anses ou poignées. L’ouvrier le saisit par ces anses avec les deux mains, et, appuyant le bord postérieur sur le bas-ventre et le fond sur une cuisse, il secoue le grain et le fait sauter en l’air par un mouvement combiné de tous ses membres. Le vent enlève les balles et les poussières, et les grains sont ainsi nettoyés.
Ce procédé lent et pénible a l’inconvénient de ne chasser des semences que les corps légers; les pierres, le sable y restent mêlés: d’ailleurs, on fait l’ouvrage lentement.
Dans les contrées méridionales, on jette le blé contre le vent avec des pelles; souvent on le lance circulairement. Le bon grain étant plus pesant, résiste à l’effort du vent, et est lancé au loin; les grains imparfaits, la poussière restent en arrière. On produit aussi le même effet en jetant les semences dans la direction du vent. Il est bon pour faire cette manœuvre que l’ouvrier soit monté sur une table.”
Source: Dictionnaire technologique, ou nouveau dictionnaire universel des arts et métiers et de l’économie industrielle et commerciale. Tome XXII.


Au milieu du 18ème siècle apparait le tarare, outil mécanique qui vanne et crible en une seule opération.


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