RUCHE

20 germinal


Illustration: De bestiarum natura
Bestiaire du Moyen Age, © Université d'Aberdeen.

“Il n’y a rien de certain , ni pour la forme, ni pour la matière dont on fait les ruches: on en fait de planches, de pierres, de terre cuite, de troncs ou d’écorces d’arbres, de paille, d’éclisse, de viorne et d’osier; il y en a de rondes, de carrées, de triangulaires, de cylindriques, de pyramidales, etc. mais le plus grand nombre a la forme d’un cône ou d’une cloche.
Celles de paille de seigle fortement tressée sont les meilleures et coûtent le moins; elles sont chaudes, maniables, résistent aux injures du temps et au grand chaud, ne sont point sujettes à la vermine, ni à rien engendrer qui puisse nuire aux abeilles, qui s’y plaisent et y travaillent plus que dans tout autre sorte de ruche: elles n’y craignent que les souris.....
Les ruches faite de troène, d’osier ou autres branchages doivent être enduites en dehors de cendre de lessive ou de terre rouge dont on fait un mortier avec de la bouse de vache, qu’on mêle en pareille quantité: on en met tout autour, l’épaisseur d’un demi-doigt, afin que l’air et l’eau ne puissent pas pénétrer: tout le bois doit être couvert pour ne pas donner prise aux vers.
Quand les ruches sont bien enduites et sèches, avant de s’en servir, on les passe légèrement sur la flamme de paille, puis on les frotte en dedans avec des feuilles de coudrier ou de fèves, et à la fin d’un peu de mélisse. Quelques uns jettent au fond des ruches, deux ou trois cuillerées de miel délayées avec du vin; d’autres y mettent de la crème, d’autres encore les lavent avec de l’urine seulement: tout cela réussit, et la mélisse suffit seule au besoin.” (La nouvelle maison rustique, an XII).


Les ruches à cadres mobiles sont apparues au 19ème siècle.
Ci dessous: ruches "Dadant", photo prise au moment de la formation d'un essaim.



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